dimanche 7 janvier 2018

L’orgue de la Chapelle Royale a retrouvé sa place

Il a retrouvé son ton d’origine, fort et chaleureux. L’orgue de la Chapelle Royale, conçu en 1845 par le célèbre facteur d’orgue Aristide Cavaillé-Coll, vient de subir un relevage. Un grand nettoyage réalisé par Pierre et Oscar Maciet.

Le silence est tout à coup rompu par une cascade de sons légers et espacés, puis la respiration se fait plus forte, l’air s’engouffre dans les tuyaux, les gosiers s’actionnent, la puissance du son retentit dans la chapelle. L’orgue a retrouvé toute sa puissance, avec, au clavier Jean d’Albi, organiste principal de la Chapelle Royale de Dreux. En présence du prince Jean d’Orléans, Jean-Louis Sureau, secrétaire général de la Fondation Saint-Louis, Thierry Petit, régisseur du domaine, et Irène Jourd’heuil, conservatrice des monuments historiques à la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles), l’organiste a fait ressortir le travail réalisé par Pierre Maciet et son fils Oscar, facteurs d’orgues installés à Montainville dans les Yvelines. « Nous avons procédé à un relevage. C’est un grand nettoyage qui consiste à démonter la plupart des 1.155 tuyaux en étain plomb ou étoffe (mélange de plomb et d’étain), à dépoussiérer, réviser la mécanique, réparer les gosiers et effectuer différents réglages avant de remettre en place et de vérifier l’harmonie », expliquait Pierre Maciet qui connaît parfaitement l’orgue de la Chapelle Royale pour avoir travaillé dessus dans ses jeunes années avec son père Adrien. C’est avec son fils Oscar qu’il veille désormais sur l’instrument drouais. « Aucuns travaux n’avaient été réalisés sur cet instrument depuis les années 80 », rappelait Thierry Semenoux, technicien conseil auprès des monuments historiques, qui a suivi avec intérêt ceux réalisés par le facteur d’orgue. « L’idéal serait d’organiser des concerts car, plus un orgue est utilisé, mieux il se porte », ajoutait le technicien. « Les travaux de relevage de l’orgue ont coûté 35.000€, financés par la Fondation Saint-Louis et l’Etat », indiquait Jean-Louis Sureau. L’orgue n’est pas le seul trésor que recèle la Chapelle Royale. Outre ses superbes gisants et vitraux, il existe dans la sacristie une collection d’habits liturgiques et de missels du XIXème siècle, brodés de fils d’or que Jean-Louis Sureau et Thierry Petit aimeraient sortir de leurs placards pour permettre au plus grand nombre de les admirer. Une idée d’exposition accueillie avec intérêt par Irène Jourd’heuil.

L'orgue de la basilique a retrouvé un second souffle


Le facteur d'orgue Barthélémy Formentelli a passé plus d'un mois à rénover sa création, l'orgue de l'édifice religieux saint-laurentais.
Patrimoine
Depuis 1998, date de son installation au sein de l'édifice religieux, l'imposant orgue Formentelli est soumis aux variations climatiques et aux aléas du temps qui passe. Fin 2016, une analyse avait sensibilisé la municipalité à l'impérieux besoin de travaux de relevage sur cet instrument.
Un ouvrage unique
Il aura fallu trois années au facteur d'orgue italien, Barthélémy Formentelli, pour donner naissance à la première mouture de cet instrument qui fut, d'abord, destiné en 1987 à un particulier originaire de Brescia, en Italie. Avant d'être racheté et installé dans la basilique saint-laurentaise en 1998, l'orgue subira des transformations d'envergure, agrandissement, ajout de trompettes en chamade, ajout de jeux...
D'une beauté rare, magnifiée notamment par ses boiseries en merisier d'Italie et ses 3 000 tuyaux, il est d'une extrême fragilité, offrant une qualité sonore appréciée. « L'orgue est unique, car possédant sa propre harmonie instrumentale, explique Barthélémy Formentelli. C'est un juste équilibre des contraintes donné par le facteur d'orgue. »
Un orfèvre en la matière
Barthélémy Formentelli, 78 ans, affiche cette passion chevillée au corps lorsqu'il évoque son travail. Une expérience et un savoir-faire qu'il a développé en soixante-cinq années de travail. Il a commencé à l'âge de 14 ans : « J'ai fait mon apprentissage à l'école de menuiserie de Paris, puis travaillé durant neuf années auprès de maîtres en la matière, notamment le célèbre facteur d'orgue Victor Gonzalez. » À 25 ans, il décide de rejoindre l'Italie, plus précisément Vérone, afin d'y installer, en 1964, son atelier au sein duquel, avec ses six ouvriers et son épouse, il exerce toujours son art.

Un projet d’orgue est dans les tuyaux

Un projet d’orgue est dans les tuyaux

Un instrument unique en France, de type contemporain, pourrait voir le jour en l’église Saint-Pierre. Présentation du projet avec l’association des Amis de l’orgue .

L’idée d’installer un orgue dans la vénérable église Saint-Pierre de Soustons ne date pas d’hier, mais plutôt de près de quarante ans, tout au moins dans le cœur des Soustonnais. Érigé à l’emplacement d’une église romane du XIIe siècle, ce très beau bâtiment néogothique, curieusement orienté à l’ouest, a fêté cette année ses 150 ans. Pour embellir ce patrimoine exceptionnel du point de vue cultuel, acoustique, architectural et musical, l’installation d’un orgue à tuyaux serait la bienvenue. À noter que la construction de cette église aura quand même mis un demi-siècle à se concrétiser, jusqu’à l’an 1867 quand s’achevèrent les travaux. La première messe avait été célébrée le 14 avril, dimanche des Rameaux, selon le registre paroissial.
L’immense tribune située au-dessus de l’entrée a vraisemblablement été conçue pour y accueillir le roi des instruments, informe Patrice Moncriol, président de l’association des Amis de l’orgue créée en juillet 2016. Le projet de création de l’orgue a été soumis et adopté par le conseil pastoral et paroissial et a fait l’objet d’une convention avec l’Association diocésaine d’Aire et Dax et la commune de Soustons, propriétaire du lieu.
Utilisé pour rehausser la liturgie, l’orgue est aussi un instrument aux possibilités infinies, propice aux concerts et autres formes d’expressions vocales. « En l’occurrence, il remplira deux fonctions distinctes, orgue de tribune et orgue de chœur », explique Patrice Moncriol qui en propose le descriptif.
Avec le facteur de Montfort
L’instrument symphonique serait exceptionnel et unique en France : le choix du facteur d’orgue s’orienterait vers l’entreprise landaise Pellerin et Uys, de Montfort-en-Chalosse (qui a notamment œuvré à Urt, Anglet…). Le projet retenu est un orgue antiphonal et de gestion entièrement électronique, un matériel de pointe qui répond aux exigences de l’époque actuelle.
Cet orgue, de type contemporain, est quasiment inexistant dans l’Hexagone. « L’instrument que nous propose François Uys comporte 26 jeux répartis sur trois claviers de 61 notes et un pédalier de 32 notes. Il utilise la tribune actuelle et il lui sera ajouté un orgue antiphonal situé à l’oppowsé, au fond du chœur, derrière l’autel. » Une conception que l’on retrouve de plus en plus aux États-Unis. L’édifice soustonnais, d’une longueur de 41 mètres, s’y prête admirablement.
De par ses particularités techniques de pointe, qui lui permettront d’aborder une large palette de littératures pour orgue, l’instrument sera « le paroxysme de l’évolution de l’orgue à tuyaux ». Il représentera aussi un outil performant qui fera progresser la musique de l’orgue, et contribuera à « dépoussiérer » l’image obsolète et solennelle de l’instrument. Au contraire, il apportera une nouveauté qui pourrait séduire la jeune génération.
Pour l’heure, le projet avance doucement, son coût total est estimé à 504 000 euros. Une campagne de mécénat va être lancée prochainement. Néanmoins, ceux qui souhaitent participer à cette aventure peuvent apporter leur obole à l’Association des amis de l’orgue de Soustons, 10, avenue du Général-de-Gaulle, à Soustons.
Renseignements : unorgueasoustons@gmail.com Site Internet : https ://sites.google.com/view/unorgueasoustons

Foucarmont : les tuyaux de l’orgue réparés

Un travail impressionnant qui a consisté à démonter les 600 tuyaux en étain

Foucarmont. Les 600 tuyaux de l’orgue de l’église Saint-Martin ont été nettoyés et l’instrument accordé.

    La préservation du patrimoine est une préoccupation permanente des élus. Dernière preuve, la révision complète de l’orgue de l’église Saint-Martin qui vient d’être réalisée par deux facteurs d’orgue, M. et Mme Petitdemange.
    « Il s’avère qu’un cadavre d’oiseau se trouvait depuis longtemps dans l’un des tuyaux ce qui en altérait le jeu, explique le maire, Dominique ValléeDe plus, après cinquante années de service, il était nécessaire de nettoyer l’ensemble de l’orgue et de le raccorder ». Un travail impressionnant qui a consisté à démonter les 600 tuyaux en étain, à les dépoussiérer et les restaurer lorsque leur état le nécessitait.
    Une révision qui a coûté quelque 3 640 € (HT).
    La restauration de la partie électrique, puisque cet orgue à un fonctionnement électropneumatique, est programmée en 2018, mais n’est pas encore chiffrée. Pour le maire, « sans être particulièrement musicien, je constate et j’entends, aujourd’hui, les effets de l’intervention des spécialistes... »
    Un orgue de tribune
    De type orgue de tribune, cet instrument a été fourni en 1964, lors de l’inauguration de l’église, par la maison Haerpfer-Hermann qui, un an auparavant, avait livré un orgue similaire au Théâtre des Arts de Rouen. Il est aussi important de noter que M. Petitdemange a effectué son apprentissage dans cette même maison.

    Restaurer l’orgue reste une priorité à Donchery

    Le maire de Donchery, Christian Welter, s’est inquiété du devenir même des communes lors de ses vœux.

    Lancé en 2006, le projet de restauration de l’orgue est en bonne voie.


    Christian Welter, le maire de Donchery, a accueilli jeudi une centaine d’invités à l’occasion de la présentation de ses vœux. Il a fait état de la baisse de dotation de fonctionnement, passée de 447 000 € en 2013 à 35 000 € en 2017. « Les collectivités locales sont à l’origine de 9 % de la dette publique, cette tentative de déstabilisation des finances communales semble tout à fait étonnante. » Il s’est dit inquiet de la suppression de la taxe d’habitation et du devenir même des communes. Annoncée depuis plusieurs années, Christian Welter a refait état de la construction du pôle culturel.
    «J’espère inaugurer ce joyau en 2019»
    Christian Welter
    La recherche de financements est toujours en cours. Le maire de Donchery espère obtenir 1 300 000 € de subventions sur un coût de 1 900 000 € (hors taxes). En projet de rénovation depuis 2006, la restauration de l’orgue de l’église Saint-Onésime est toujours d’actualité. « Je ne désespère pas, poursuit-il, les dernières nouvelles sont bonnes. J’espère inaugurer ce joyau en 2019. »

    L’étude de la halte fluviale est quant à elle toujours en cours. Le maire a terminé son propos par des remerciements très appuyés aux associations, élus municipaux, aux gendarmes, sapeurs-pompiers, employés communaux sans oublier les enseignants.

    dimanche 31 décembre 2017

    Bédarieux : les Amis des trois orgues proposent leur traditionnel concert de Noël

    P our ce concert de Noël ce sera Georges Lartigau au clavier de l'orgue de l'église Saint-Alexandre.

    Samedi 17 décembre ce sera le traditionnel concert de Noël en l'église St-Alexandre où Georges Lartigau de Rodez invitera à attendre Noël en musique avec des noëls traditionnels et d'autres plus classiques.
    Ce sera le dernier concert de la saison organisé par l'association Les Amis des trois orgues. Saison riche puisque quinze concerts ont permis aux Bédariciens et touristes de passage d'apprécier la diversité sonore des orgues bédariciennes. Concert à libre participation aux frais.
    A retenir dès maintenant que le jeudi 19 janvier 18h aura lieu l'assemblée générale de l'association qui se déroulera salle Bex. Ce sera l'occasion de faire le point sur les activités de l'association et sur l'implantation de l'orgue du temple acheté par la municipalité qui pourrait être installé comme orgue de chœur dans l'église Saint-Louis.
    Plus d'informations sur le blog de l'association : http://lesamisdestroisorgues.com

    dimanche 17 septembre 2017

    VARENNES-EN-ARGONNE

    L’orgue a besoin d’une rénovation

    Ayant succombé aux bombardements de la Première Guerre mondiale, l’orgue de Notre-Dame de Varennes a tenu bon jusqu’à présent. Il serait maintenant temps de le restaurer.




    L’orgue de Varennes avait été classé comme monument historique quelques semaines avant le début de la Grande Guerre. Dès septembre 2014, il n’a pas résisté aux bombardements, tout comme l’église Notre Dame et le reste du village. La construction d’un nouvel orgue s’imposait, en même temps que l’église. Mgr Aimond, historien et organiste rédigea la composition du nouvel instrument. Plusieurs entreprises furent contactées et c’est la maison Collet qui fut retenue. Un récital fut donné par Mgr Aimond lui-même, le 6 février 1932, avec des œuvres de Bach, Couperin, Clérambault, Mendelssohn, Frank, Widor et Vierne. La bénédiction et l’inauguration du nouvel instrument eurent lieu le 7 février 1932.
    Cet instrument dispose de 2 claviers de 56 notes et d’un pédalier de 30 notes. La transmission est mécanique (Système Barker) pour les claviers et pneumatique pour les notes de pédale.
    Comme tous les orgues de cette catégorie, celui-ci subit les assauts du temps et en particulier parce qu’il se trouve dans un endroit certes sec, mais non chauffé, donc sensible aux variations de température.
    Une maintenance conséquente est envisagée, mais pour ce faire, il faudra à la commune, trouver les financements nécessaires. Espérons qu’un montage financier faisant éventuellement appel à du mécénat, pourra être mis en place avec l’aide de l’association Terres d’Argonne et la Fondation du patrimoine.
    À ce jour et dans son état, il n’est pas utilisable.